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Les recettes

Une fiche par geste. Ce que le référentiel dit en principe, la recette le fait faire, étape par étape, sans qu'on soit derrière.

43 fiches · à imprimer, afficher, suivre

1
Le garde-mangerÉcrit, pas appliqué

Tout passe par l'écrit

Une info dans une tête est une info perdue : elle part en congés, elle démissionne, elle oublie. Ce qui n'est pas tracé n'existe pas.

QuandToute action faite pour un client ou pour la maison.

La mise en place

  • Le ticket ouvert, ou l'endroit qui fait foi pour ce sujet
  • La règle en tête : l'info vit dans le ticket, pas dans une mémoire

La recette

  1. Écrire au moment, pas après. Le compte rendu, la décision, la promesse se notent quand ils arrivent, pas en fin de journée de mémoire.
  2. Mettre dans le ticket. Pas dans un SMS, pas dans un couloir, pas dans un mail qui se perd.
  3. Nommer clairement. Un titre et des mots qu'un autre retrouvera sans nous appeler.
  4. Vérifier qu'un autre pourrait reprendre. Si personne ne peut continuer sans toi, ce n'est pas tracé, c'est stocké dans ta tête.

Le tour de main

  • Une décision prise en réunion et jamais écrite n'a pas été prise, elle a été évoquée.
  • Bus factor minimum 2 : sur tout sujet critique, au moins deux personnes savent où c'est écrit.
  • Le vrai test : le jour où quelqu'un tombe malade, son travail lui survit une semaine.

C'est prêt quand

  • L'action est écrite dans le ticket, pas ailleurs
  • Un autre pourrait reprendre le sujet sans nous appeler
  • Les systèmes critiques du client sont documentés
En cuisineChacun sur son travail · garant Théo (traçabilité technique) et Osman (production)
Minuteur80 % des systèmes critiques documentés · bus factor minimum 2 sur tout sujet critique
Fiches liées5 · Pas de tâche orpheline — 31 · Le compte rendu — 12 · La prise de poste support
2
Le garde-mangerÉcrit, pas appliqué

Le temps se saisit le jour même

On ne peut pas facturer le réel si on ne connaît pas le réel. Le temps non saisi est de l'argent que personne ne verra jamais.

QuandChaque intervention, chaque jour.

La mise en place

  • L'outil de saisie ouvert (Tempo, ou l'appli terrain)
  • La commande ou le ticket sur lequel pointer le temps

La recette

  1. Saisir le jour même. Pas le vendredi pour toute la semaine, pas de mémoire.
  2. Pointer sur la commande. Une intervention liée à une commande se saisit sur cette commande, pas dans un fourre-tout.
  3. Coller au réel. On note le temps passé, pas le temps qu'on aurait aimé passer.

Le tour de main

  • La saisie de mémoire en fin de semaine sous-estime toujours : c'est de la marge qui s'évapore.
  • Les heures supplémentaires non corrélées à du temps saisi ne sont pas payées. La saisie est la preuve.
  • L'outil terrain vise 30 secondes : si ça prend plus, on corrige l'outil, pas la personne.

C'est prêt quand

  • Le temps de la journée est saisi avant de partir
  • Chaque intervention sur commande est pointée sur sa commande
  • Le temps saisi reflète le temps réellement passé
En cuisineChacun · garant Cédric
MinuteurSaisie le jour même · 80 % des interventions avec temps saisi · outil terrain cible 30 secondes
Fiches liées16 · La vie d'une commande — 32 · MCO ou hors MCO — 35 · Livré, donc facturable
3
Le garde-mangerÉcrit, pas appliqué

Le silence n'est pas une réponse

Le silence oblige l'autre à relancer, à supposer, à s'inquiéter, à réfléchir à ta place. Il coûte plus cher à l'équipe qu'il ne fait gagner de temps.

QuandTout tag, mention ou mail interne reçu.

La mise en place

  • Le message reçu, lu
  • Trois secondes devant soi, c'est tout ce qu'il faut

La recette

  1. Accuser réception, même sans traiter. « Vu, je prends. » « Pas dispo, vois avec X. » Ça suffit.
  2. Dire quand, si on ne fait pas tout de suite. L'autre a besoin de savoir s'il attend ou s'il fait autrement.
  3. Rediriger si ce n'est pas pour toi. Nommer la bonne personne plutôt que laisser le message mourir.

Le tour de main

  • Répondre n'est pas traiter : un accusé de trois secondes libère l'autre, un silence de trois heures le bloque.
  • Le silence coûte à celui d'en face, jamais à celui qui se tait. C'est pour ça qu'on ne le voit pas.

C'est prêt quand

  • Chaque message reçu a eu une réponse, même courte
  • L'autre sait s'il attend, s'il fait autrement, ou à qui s'adresser
  • Aucun fil interne laissé sans signe de vie
En cuisineChacun · garant Osman
MinuteurRéponse sous 4 h ouvrées (à trancher)
Fiches liées4 · Ce qui casse deux fois est un process — 5 · Pas de tâche orpheline — 14 · L'incident
4
Le garde-mangerÉcrit, pas appliqué

Ce qui casse deux fois est un process, pas une personne

Relancer plus d'une fois pour la même chose n'est pas un oubli individuel. C'est un process cassé, et on répare le process.

QuandLa deuxième relance sur le même sujet.

La mise en place

  • Le constat : c'est la deuxième fois qu'on relance pour la même chose
  • Un endroit où écrire la correction (le référentiel, la fiche concernée)

La recette

  1. Arrêter de relancer la personne. La troisième relance ne réglera rien, elle use tout le monde.
  2. Nommer ce qui manque. Une étape absente, un owner flou, un déclencheur non écrit.
  3. Corriger le process et l'écrire. Là où les autres le trouveront la prochaine fois.

Le tour de main

  • S'énerver contre la personne à la deuxième relance, c'est traiter le symptôme et garder la maladie.
  • Un process corrigé une fois évite dix relances futures. C'est le meilleur retour sur trois minutes.

C'est prêt quand

  • La cause est nommée : ce qui manquait dans le process
  • La correction est écrite là où on la retrouvera
  • On a arrêté de relancer la personne pour traiter le process
En cuisineCelui qui a dû relancer deux fois ouvre le sujet
MinuteurDeux relances sur le même sujet = on corrige le process
Fiches liées3 · Le silence n'est pas une réponse — 1 · Tout passe par l'écrit — 22 · L'astreinte
5
Le garde-mangerÉcrit, pas appliqué

Pas de tâche orpheline

Le « c'est à faire » a toujours quelqu'un qui se l'approprie. Personne ne s'en occupe, et c'est précisément pour ça que c'est encore là.

QuandToute action décidée en réunion ou par mail.

La mise en place

  • La décision qui vient d'être prise
  • La règle : pas de sortie sans un nom et une date

La recette

  1. Nommer un responsable. Une personne, pas « l'équipe », pas « on ».
  2. Poser une date. Un objectif sans date de fin est une intention, pas une action.
  3. L'écrire avant de clore. Celui qui anime ne referme pas la réunion tant que chaque action n'a pas son nom et sa date.

Le tour de main

  • « Quelqu'un, quelque part, s'en occupe » : personne ne s'en occupe. C'est le signe d'une tâche orpheline.
  • Sans nom ni date, la meilleure décision du monde ne se produit pas. Le reste est de la conversation.

C'est prêt quand

  • Chaque action a un responsable nommé
  • Chaque action a une date
  • Rien n'a été clos sans ces deux réponses
En cuisineCelui qui anime la réunion ne la clôt pas sans les noms
MinuteurZéro action sans owner et sans date
Fiches liées1 · Tout passe par l'écrit — 3 · Le silence n'est pas une réponse — 17 · Le rituel commandes
6
La mise en placeAppliqué

Le parcours client ne se raccourcit pas

Diagnostic, mise en service, sécuriser, optimiser, innover : dans cet ordre. Pas de dessert tant que les fondations ne sont pas propres, même si le client insiste, même s'il paye.

QuandToute entrée d'un nouveau client.

La mise en place

  • La grille de tarifs sous les yeux : diagnostic PME 1 600 € HT, TPE 800 €, mise en service 2 400 € HT sur 90 jours, socle 39 à 49 € par utilisateur et par mois
  • L'ordre des cinq étapes, non négociable : diagnostic, mise en service, sécuriser, optimiser, innover
  • Le nom de la seule personne qui peut acter une exception : Cédric

La recette

  1. Commencer par le diagnostic. Toujours. Un client qui le refuse n'entre pas, même s'il insiste, même s'il paye.
  2. Enchaîner sur la mise en service une fois le diagnostic restitué : 2 400 € HT sur 90 jours.
  3. Sécuriser avant d'optimiser. On ne touche au confort qu'une fois les fondations propres.
  4. Optimiser, puis innover, dans cet ordre et pas avant.
  5. Passer par Cédric pour toute exception. Lui seul l'acte, ni Matéo ni Corentin.

Le tour de main

  • La pression du client n'ouvre pas de raccourci. « Il insiste » et « il paye » ne sont pas des motifs : ce sont les deux situations où la règle sert précisément.
  • Sauter le diagnostic, c'est s'engager à l'aveugle sur un parc qu'on ne connaît pas. C'est là qu'on hérite des problèmes des autres.
  • L'exception existe, mais elle a un seul nom : Cédric. Si un autre l'accorde, la règle n'existe plus.

C'est prêt quand

  • Le diagnostic est posé, restitué et payé
  • Les cinq étapes sont parcourues dans l'ordre, aucune sautée
  • Toute exception a été actée par Cédric, par personne d'autre
  • Le socle est branché sur des fondations propres, pas par-dessus le désordre
En cuisineCédric seul acte une exception · ni Matéo ni Corentin
MinuteurDiagnostic PME 1 600 € HT, TPE 800 € · mise en service 2 400 € HT sur 90 jours · socle 39 à 49 €/utilisateur/mois
Fiches liées07 · Le process commercial en cinq temps — 09 · L'arrivée d'un client — 11 · De la vente à la production
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La mise en placeÉcrit, pas appliqué

Le process commercial en cinq temps

Un devis sans diagnostic est un pari, pas une proposition. On mesure d'abord, on chiffre ensuite. Qualifier, diagnostiquer, restituer, proposer, embarquer.

QuandUn lead entrant ou une opportunité identifiée.

La mise en place

  • Le lead qualifiable : qui, quel besoin, quelle taille, quel budget
  • Le créneau de qualification bloqué, 30 à 45 minutes
  • Les éléments du diagnostic à restituer, que le client signe ou non

La recette

  1. Répondre au lead sous 1 jour ouvré. Au-delà de 48 h, ça déclenche une alerte : ce n'est plus normal.
  2. Qualifier en 30 à 45 minutes. Comprendre le besoin avant de parler solution.
  3. Diagnostiquer, puis restituer sous 10 jours ouvrés. La restitution appartient au client, qu'il signe ou non.
  4. Proposer sous 5 jours après la restitution. Cinq pages maximum, pas un pavé.
  5. Embarquer le client une fois la proposition acceptée.

Le tour de main

  • La restitution se livre même si le client ne signe pas. C'est son diagnostic, il l'a payé, il repart avec.
  • Un devis sorti sans diagnostic est un devis au hasard. On a déjà vu un devis mettre six mois à sortir : c'est le contre-exemple à ne pas rejouer.
  • Cinq pages maximum. Au-delà, ce n'est plus une proposition, c'est un rapport que personne ne lira.

C'est prêt quand

  • Le lead a eu une réponse sous 1 jour ouvré
  • La qualification et le diagnostic sont faits, dans l'ordre
  • La restitution est remise au client sous 10 jours ouvrés
  • La proposition est partie sous 5 jours, en 5 pages maximum
En cuisineCédric responsable · Matéo à l'exécution
MinuteurRéponse au lead sous 1 j ouvré (alerte au-delà de 48 h) · qualification 30 à 45 min · restitution sous 10 j ouvrés · proposition sous 5 j après restitution, 5 pages max
Fiches liées06 · Le parcours client ne se raccourcit pas — 08 · Un devis a une durée de vie — 11 · De la vente à la production
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La mise en placeÉcrit, pas appliqué

Un devis a une durée de vie

Un devis qui traîne est un devis mort : il occupe de la place et fausse le pipeline. Et un devis s'adresse à une personne nommée, jamais à une société en général.

QuandL'envoi du devis.

La mise en place

  • Le devis prêt, adressé à une personne nommée, jamais à « la société » en général
  • La date d'envoi notée, pour compter les jours
  • Le pipeline à jour, pour voir les devis qui dorment

La recette

  1. Adresser le devis à une personne nommée. Un devis envoyé à une société en général n'a personne pour le décider.
  2. Attendre la validation sous 48 h. Au-delà, on re-devise plutôt que de laisser filer.
  3. Relancer à J+7 (seuil à trancher). Une relance, pas trois : on veut une décision, pas du harcèlement.
  4. Clôturer le devis sans réponse. Un devis mort qu'on garde ouvert fausse le pipeline.
  5. Fermer toute opportunité au-delà de 60 jours sans décision. Passé ce délai, ce n'est plus un prospect, c'est une illusion de pipeline.

Le tour de main

  • Un devis n'a pas d'adresse « société ». Il a un nom, une personne qui dit oui ou non.
  • Clôturer un devis n'est pas un échec : c'est ce qui garde le pipeline honnête. Ce qui traîne fausse toutes les prévisions.
  • Le J+7 de relance reste à trancher. Tant qu'il n'est pas fixé, chacun relance à sa main et la règle ne tient pas.

C'est prêt quand

  • Le devis est adressé à une personne nommée
  • La relance est partie à échéance (J+7, à trancher)
  • Le devis sans réponse est clôturé, pas laissé ouvert
  • Aucune opportunité ne dort au-delà de 60 jours sans décision
En cuisineMatéo · Corentin sur les commandes
MinuteurRelance à J+7 (à trancher), puis clôture · validation attendue sous 48 h ou re-devis · aucune opportunité au-delà de 60 jours sans décision
Fiches liées07 · Le process commercial en cinq temps — 09 · L'arrivée d'un client — 16 · La vie d'une commande
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La mise en placeNouveau

L'arrivée d'un client

On facture 2 400 € une mise en service de 90 jours qui n'était écrite nulle part. Notre sortie client est le process le mieux tenu, l'entrée n'existait pas. C'est à l'envers, on remet à l'endroit.

QuandSignature du contrat.

La mise en place

  • Le contrat signé : c'est lui qui ouvre le compteur des 90 jours
  • Le responsable du parcours nommé, Corentin, du premier au dernier jour
  • Les trois livrables clairs, un par fenêtre de 30 jours, chacun qui se constate

La recette

  1. J0 à J30, faire l'état des lieux. Inventaire du parc et des accès, coffre d'accès constitué et rangé, sauvegardes vérifiées par un test de restauration réel et pas par un voyant vert, cartographie des connexions, contacts et référents nommés côté client.
  2. J30 à J60, mettre à niveau. Traiter les non-conformités détectées, émettre le devis de mise à niveau sous 5 jours ouvrés, brancher la supervision, écrire la documentation d'exploitation.
  3. J60 à J90, passer en régime. Premier point de suivi client, passage en revue mensuelle. Le client sait qui appeler, comment, et ce qui est couvert.
  4. Faire valider la fin de mise en service par Osman. Sans son feu vert, la mise en service n'est pas close.
  5. Remonter au rituel dirigeant toute arrivée qui déborde les 90 jours. Le délai est ferme, pas indicatif.

Le tour de main

  • Une sauvegarde se vérifie par une restauration réelle, jamais par un voyant vert. C'est la seule preuve qu'elle existe vraiment.
  • Chaque fenêtre porte un livrable qui se constate. « On a commencé » n'est pas un livrable.
  • On tient l'entrée aussi bien qu'on tient la sortie. Aujourd'hui c'est l'inverse, et c'est ce process qui remet à l'endroit.

C'est prêt quand

  • L'état des lieux est complet : parc, accès, coffre, sauvegardes testées, cartographie, référents
  • La mise à niveau est faite, supervision branchée, documentation d'exploitation écrite
  • Le premier point de suivi a eu lieu et le client sait qui appeler
  • Osman a validé la fin de mise en service dans les 90 jours
En cuisineCorentin responsable du parcours clients · Osman valide la fin de mise en service
Minuteur90 jours fermes en 3 fenêtres de 30 j · devis de mise à niveau sous 5 j ouvrés · un débordement remonte au rituel dirigeant
Fiches liées06 · Le parcours client ne se raccourcit pas — 11 · De la vente à la production — 49 · La sortie client
11
La mise en placeNouveau

De la vente à la production

Le passage de la signature au travail est le moment où on perd le plus d'informations. Une passe complète, un accusé de réception, un responsable nommé. Sans accusé, la vente reste au commerce.

QuandSignature du client.

La mise en place

  • Le dossier de vente complet côté commerce : ce qui est vendu, ce qui a été promis à l'oral, les échéances annoncées, l'interlocuteur, les pièges connus
  • Le canal de transmission unique, pas un mail perdu dans une boîte
  • La production prête à accuser réception et à nommer un responsable de dossier

La recette

  1. Réunir côté commerce tout ce qui se transmet. Le vendu, l'oral promis, les échéances, l'interlocuteur, les pièges connus. En une passe, pas en trois mails.
  2. Transmettre sous 2 jours ouvrés après la signature. Plus on attend, plus l'information s'évapore.
  3. Accuser réception côté production. Sans cet accusé, la vente n'est pas transmise et reste au commerce.
  4. Nommer le responsable de dossier. Zéro dossier en production sans un nom dessus.

Le tour de main

  • L'oral promis compte autant que le devis. C'est ce qui n'est écrit nulle part qui explose trois semaines plus tard.
  • L'accusé de réception n'est pas une politesse : tant qu'il manque, le dossier reste au commerce et personne en production ne s'en occupe.
  • « L'équipe » ne porte pas un dossier. Une personne le porte, avec un nom.

C'est prêt quand

  • Le commerce a transmis en une passe : vendu, oral, échéances, interlocuteur, pièges
  • La transmission est partie sous 2 jours ouvrés après la signature
  • La production a accusé réception
  • Un responsable de dossier est nommé
En cuisineMatéo transmet · Corentin réceptionne et nomme le responsable de dossier
MinuteurTransmission sous 2 j ouvrés après signature · zéro dossier en production sans responsable nommé
Fiches liées07 · Le process commercial en cinq temps — 09 · L'arrivée d'un client — 16 · La vie d'une commande
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Le coup de feuAppliqué

La prise de poste support

On ouvre la journée en sachant ce qui brûle, pas en le découvrant. Cinq minutes de tri valent mieux qu'une matinée passée à éteindre un feu qu'on n'avait pas vu venir.

QuandChaque matin, à la prise de poste.

La mise en place

  • Le brief du jour généré : ce qui est tombé depuis la dernière prise de poste (`/m-support-brief`)
  • Les trois priorités, les échéances et les angles morts sous les yeux
  • Les quatre signaux en tête pour trier : SLA à risque, escalade ou dirigeant, client critique ou contrat premium, mots d'urgence et ancienneté

La recette

  1. Lire le brief en une minute. Ce qui est arrivé, les échéances du jour, les angles morts.
  2. Trier par les quatre signaux, deux minutes. SLA à risque d'abord, puis escalade ou dirigeant, client critique ou contrat premium, mots d'urgence et ancienneté. Un sujet qui coche plusieurs signaux monte d'autant.
  3. Sortir les trois priorités du jour. Pas dix, trois : ce qui bouge ou ce qui a une échéance proche.
  4. Clôturer en deux minutes. Ce qui est traité, ce qui reste, ce qui passe au suivant.

Le tour de main

  • Cinq minutes, pas plus : une pour lire, deux pour trier, deux pour clôturer. Au-delà, ce n'est plus une prise de poste, c'est déjà la journée qui part sans plan.
  • Un SLA qui saute passe devant tout. C'est le signal numéro un, avant même le gros client.
  • Les tickets-fleuves (permanences, projets ouverts depuis des mois) ne montent pas dans le top 3. Ils vont en angle mort, pas en priorité.

C'est prêt quand

  • Le brief est lu et daté
  • Les sujets sont triés par les quatre signaux
  • Les trois priorités du jour sont posées
  • La clôture dit ce qui reste et ce qui passe au suivant
En cuisineLa personne qui prend le poste
Minuteur5 minutes : 1 pour lire, 2 pour trier, 2 pour clôturer
Fiches liées14 · L'incident — 13 · Les bombes à retardement — 16 · La vie d'une commande
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Le coup de feuNouveau

L'incident

Un problème signalé mercredi qui se traite le dimanche n'est pas une fatalité, c'est un défaut de qualification. On qualifie à l'entrée, pas quand ça a dégénéré.

QuandToute anomalie qui touche la production d'un client.

La mise en place

  • La grille des trois niveaux en tête : critique, majeur, mineur
  • Le responsable d'incident du jour déjà désigné à la prise de poste
  • Le canal d'information client prêt, pour prévenir avant qu'il découvre

La recette

  1. Qualifier tout de suite. Trois niveaux, le doute penche toujours vers le haut. Critique : production arrêtée, donnée menacée ou sécurité en cause. Majeur : service dégradé, le travail continue en mode dégradé. Mineur : une gêne.
  2. Nommer un responsable d'incident. Une personne, pas une équipe. Elle porte l'incident jusqu'au bout, même si elle ne le répare pas elle-même. Tant que personne n'est nommé, l'incident n'est pas ouvert.
  3. Informer le client avant qu'il ne le découvre. Critique : sous 1 h. Ce qui casse une relation, ce n'est pas la panne, c'est de l'apprendre par quelqu'un d'autre que nous.
  4. Clore par écrit. Ce qui s'est passé, ce qui a été fait, ce qui empêche que ça revienne. Un incident clos sans compte rendu n'est pas clos.

Le tour de main

  • Le doute penche toujours vers le haut. Un incident sous-qualifié se rappelle à nous le dimanche.
  • Les délais suivent le niveau : critique, prise en charge immédiate et client informé sous 1 h ; majeur, prise en charge sous 4 h ; mineur, file normale.
  • Aucun incident critique ne franchit un vendredi soir sans décision explicite. C'est là que se jouent les week-ends volés.

C'est prêt quand

  • L'incident est qualifié dès l'entrée : critique, majeur ou mineur
  • Un responsable d'incident est nommé, une personne
  • Le client a été informé avant de découvrir (critique : sous 1 h)
  • L'incident est clos par un compte rendu écrit
En cuisineLe responsable d'incident du jour (désigné à la prise de poste) · garant Osman · Théo sur la sécurité
MinuteurQualification à l'entrée sans délai · critique : prise en charge immédiate, client informé sous 1 h · majeur : prise en charge sous 4 h · mineur : file normale · aucun critique ne passe un vendredi soir sans décision
Fiches liées12 · La prise de poste support — 15 · L'escalade — 13 · Les bombes à retardement
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Le coup de feuNouveau

L'escalade

Escalader n'est pas un aveu de faiblesse. Garder un dossier qu'on ne sait pas traiter, ça oui.

QuandLe blocage, pas l'énervement du client.

La mise en place

  • Le dossier avec l'historique de ce qui a déjà été tenté : sans lui, une escalade n'est qu'un renvoi de balle
  • Le bon palier identifié : N2, N3 ou Théo, Osman, ou Cédric selon la nature du blocage
  • Les trois seuls motifs qui autorisent à remonter jusqu'à Cédric, en tête

La recette

  1. Escalader sur le blocage, pas sur l'énervement du client. Le déclencheur, c'est qu'on est coincé, pas qu'on se fait crier dessus.
  2. N1 vers N2 quand la compétence manque, ou au-delà de 30 minutes sans piste.
  3. N2 vers N3 ou Théo quand c'est structurel, technique profond ou sécurité.
  4. Vers Osman quand c'est la promesse client qui est en jeu.
  5. Vers Cédric seulement pour un impact stratégique, un risque financier hors cadre ou une remise en cause de l'offre. En dehors de ces trois cas, c'est interdit.
  6. Transmettre le dossier avec ce qui a déjà été tenté, et rester informé jusqu'à la résolution.

Le tour de main

  • Une escalade sans historique est un renvoi de balle. On transmet ce qu'on a tenté, pas juste le problème.
  • Escalader ne veut pas dire se débarrasser. Celui qui escalade reste dans la boucle jusqu'au bout.
  • Remonter à Cédric hors des trois motifs est interdit. Une commande qui n'avance pas n'est pas un motif.

C'est prêt quand

  • L'escalade part avec l'historique de ce qui a déjà été tenté
  • Le bon palier est visé selon la nature du blocage
  • Cédric n'est sollicité que sur l'un des trois motifs autorisés
  • Aucun blocage ne dépasse 5 jours ouvrés sans décision
En cuisineCelui qui escalade reste informé jusqu'à résolution, il ne se débarrasse pas
MinuteurN1 vers N2 au-delà de 30 min sans piste · aucun blocage au-delà de 5 j ouvrés sans décision
Fiches liées12 · La prise de poste support — 14 · L'incident — 16 · La vie d'une commande
16
Le coup de feuÉcrit, pas appliqué

La vie d'une commande

Une commande signée est une promesse datée. Elle traverse sept mains, et chacune doit savoir à qui elle passe le plat. Une commande sans étape est invisible et personne ne la relance.

QuandLa signature du client, sans exception et sans délai.

La mise en place

  • La commande signée inscrite dans le flux : une commande sans étape reste invisible et échappe aux relances
  • Un responsable nommé, dès l'entrée
  • Le point d'entrée unique : un commercial, jamais un technicien croisé dans le couloir

La recette

  1. Cadrer. Le commercial écrit qui, quoi, quand, comment. Une fois la commande basculée, pas de retour en arrière : si une info manque, c'est lui qui la porte.
  2. Vérifier. Corentin contrôle avant de dépenser : devis signé, paiement à jour, aucun arriéré. On ne lance pas d'achat pour un client qui nous doit six mois.
  3. Approvisionner. Corentin et Matéo commandent, avec une date de réception attendue.
  4. Planifier. Osman pose la date. C'est là, et pas avant, que le client obtient un jour ferme.
  5. Produire. Le responsable de commande exécute.
  6. Livrer. La mise en service chez le client. À partir de là, c'est facturable.
  7. Clôturer. La prestation est finie et la documentation faite.

Le tour de main

  • Une commande porte toujours un responsable nommé. Quand elle est bloquée, on dit par quoi : le client, un fournisseur, un paiement, ou nous. Un blocage sans nom est un blocage que personne ne lèvera.
  • On ne donne un jour ferme au client qu'à l'étape planifier, pas avant. Une date posée trop tôt est une date d'espoir.
  • Le trou numéro un est dans le code, pas dans les gens : une commande signée qui n'est pas inscrite dans le flux échappe à toutes les relances.

C'est prêt quand

  • La commande est entrée dans le flux dès la signature, avec un responsable nommé
  • Chaque étape a été franchie dans l'ordre, une à la fois
  • Aucune étape n'a stagné plus de 7 jours, aucun blocage au-delà de 10 jours sans arbitrage
  • La commande est livrée, facturable, et clôturée avec sa documentation
En cuisineUn responsable par étape (commercial → Corentin → Corentin et Matéo → Osman) · point d'entrée unique : un commercial, jamais un technicien de couloir
MinuteurPas plus de 7 j dans une étape · aucun blocage au-delà de 10 j sans arbitrage · une échéance posée dès l'entrée dans une étape active
Fiches liées11 · De la vente à la production — 17 · Le rituel commandes — 35 · Livré, donc facturable
17
Le coup de feuÉcrit, application non vérifiée

Le rituel commandes

Une commande qui n'avance pas se débloque en réunion, pas dans la boîte mail de Cédric. Chaque rouge repart avec une décision : on avance, on arbitre, on arrête.

QuandChaque semaine, au rituel commandes.

La mise en place

  • La liste des commandes en cours, le rouge visible en premier
  • Pour chaque blocage, sa cause nommée : le client, un fournisseur, un paiement, ou nous
  • Osman à la barre, Cédric absent de la salle

La recette

  1. Balayer toutes les commandes en deux minutes. Un survol, pas une revue ligne à ligne.
  2. Se concentrer sur les rouges. C'est là que le temps du rituel se dépense.
  3. Trancher chaque blocage par une des trois issues : on avance, on arbitre, on arrête. Arrêter est une décision valide, pas un échec.
  4. Nommer la cause de chaque rouge : le client, un fournisseur, un paiement, ou nous. Un blocage sans cause nommée ne se lèvera pas.
  5. Bannir « on va voir » et « on demande à Cédric ». Le rituel décide, il ne reporte pas.

Le tour de main

  • Arrêter une commande est une issue légitime, au même titre qu'avancer. Ce qui tue le pipeline, c'est le « en cours » qui dure.
  • Aucun blocage ne franchit 5 jours ouvrés sans décision.
  • Cédric n'est pas dans la salle : le rituel existe pour que les commandes se débloquent sans lui.

C'est prêt quand

  • Chaque rouge est reparti avec une décision : avance, arbitre, ou arrête
  • Aucun blocage n'a plus de 5 jours ouvrés sans décision
  • La cause de chaque blocage est nommée (client, fournisseur, paiement, nous)
  • Le rituel a tenu en 10 à 15 minutes
En cuisineOsman tranche · Cédric n'y assiste pas
MinuteurHebdomadaire · 10 à 15 min · aucun blocage au-delà de 5 j ouvrés sans décision (seuil de passage au rouge à trancher)
Fiches liées16 · La vie d'une commande — 18 · La vie d'un projet — 48 · La watchlist rouge
18
Le coup de feuNouveau

La vie d'un projet

Neuf projets sur dix ratent leur délai, et ce n'est jamais un accident : c'est l'absence de cadrage. Une page écrite avant de commencer vaut mieux que trois mois de rattrapage.

QuandToute commande qui demande plus d'une intervention, ou qui s'étale sur plus de deux semaines.

La mise en place

  • Un responsable de projet nommé, jamais « l'équipe »
  • La page de cadrage prête à remplir : livré, non livré, décideur côté client, dépendances externes, date de fin
  • Une date fixe posée pour les points d'avancement

La recette

  1. Nommer le responsable de projet avant de lancer. Une personne, pas « l'équipe ».
  2. Écrire le cadrage sur une page avant le premier jour de travail. Ce qu'on livre, ce qu'on ne livre pas, qui décide côté client, quelles dépendances, quelle date de fin.
  3. Tenir un point d'avancement à date fixe. Même court, même quand il n'y a rien de neuf : c'est le silence qui fait dériver un projet.
  4. Re-cadrer ou arrêter dès qu'un projet glisse. Il ne continue pas en silence en espérant se rattraper.
  5. Remonter tout dépassement de la date annoncée au rituel dirigeant.

Le tour de main

  • Le point d'avancement compte surtout quand il n'y a rien à dire. Le silence est le premier symptôme de dérive.
  • Pas de cadrage écrit, pas de démarrage. C'est la seule barrière qui tienne face aux neuf ratés sur dix.
  • « Ce qu'on ne livre pas » pèse autant que « ce qu'on livre » : c'est là que se logent les malentendus.

C'est prêt quand

  • Un responsable de projet est nommé (jamais « l'équipe »)
  • Le cadrage tient sur une page et existe avant le premier jour
  • Le rythme des points d'avancement est fixé (au moins tous les 15 jours)
  • Tout dépassement de date part au rituel dirigeant
En cuisineUn responsable de projet nommé au démarrage, jamais « l'équipe » · Osman arbitre les priorités entre projets
MinuteurCadrage écrit avant le 1er jour de travail · point d'avancement au moins toutes les 2 semaines · dépassement de date → rituel dirigeant
Fiches liées16 · La vie d'une commande — 19 · La capacité de production — 31 · Le compte rendu
20
Le coup de feuÉcrit, application non vérifiée

L'intervention sur site

On se déplace quand le distant ne suffit plus. Un déplacement mal préparé, c'est une pièce manquante sur place et un second aller-retour. On prépare avant de partir, on écrit avant d'oublier.

QuandUne intervention planifiée chez un client.

La mise en place

  • Le créneau bloqué dans l'agenda et le véhicule réservé
  • Le ticket ouvert pour l'intervention
  • L'état des tickets en cours du client, lu avant de partir
  • La valise complète dans le véhicule (process 26)

La recette

  1. Bloquer le créneau et réserver le véhicule. `/m-intervention-depart` monte tout en une passe : agenda, véhicule, ticket, fiche de compte rendu.
  2. Ouvrir le ticket avant de partir. Aucun déplacement sans ticket.
  3. Partir avec l'état des tickets en cours du client. Personne ne va voir un client sans savoir ce qui est ouvert chez lui.
  4. Publier le compte rendu le jour du retour. `/m-intervention-retour` remplit la fiche et la publie.
  5. Commenter et transitionner le ticket, puis nommer les prochaines actions. Une intervention sans suite écrite est une intervention à refaire.

Le tour de main

  • Une intervention sans compte rendu n'a pas eu lieu. Le CR se publie le jour même, pas « quand j'aurai le temps ».
  • La préparation évite le second aller-retour : la pièce, l'accès et l'info se vérifient avant de monter dans la voiture.
  • Le départ et le retour sont outillés (`/m-intervention-depart`, `/m-intervention-retour`) : c'est la règle qui manque, pas l'outil.

C'est prêt quand

  • Créneau bloqué, véhicule réservé, ticket ouvert avant le départ
  • L'intervenant est parti avec l'état des tickets du client
  • Le compte rendu est publié le jour du retour
  • Le ticket est commenté, transitionné, et les prochaines actions nommées
En cuisineL'intervenant, du départ au compte rendu · Planification : Osman
MinuteurCréneau bloqué + véhicule réservé + ticket avant le départ · compte rendu publié le jour du retour
Fiches liées26 · Le kit prêt à partir — 31 · Le compte rendu — 21 · Les prestataires tiers
21
Le coup de feuNouveau

Les prestataires tiers

Le client ne sous-traite pas sa colère : il l'adresse à celui qui a promis. Un délai raté par un tiers reste notre problème à annoncer, jamais son excuse.

QuandDès qu'un dossier client dépend d'un tiers, opérateur ou fournisseur.

La mise en place

  • La dépendance écrite dans le dossier, avec le nom d'un contact chez le tiers et une date attendue
  • Un point de relance du tiers à date
  • Ce qui dépend de nous et ce qui n'en dépend pas, clair pour le client

La recette

  1. Écrire la dépendance dans le dossier dès qu'elle existe. Avec un nom de contact chez le tiers et une date attendue.
  2. Relancer le tiers à date. Sans attendre que le client s'en inquiète.
  3. Informer le client de ce qui dépend de nous et de ce qui n'en dépend pas. Un délai tenu par un tiers n'est pas notre délai ; un délai raté par un tiers reste notre problème à annoncer.
  4. Remonter tout tiers sans réponse au bout de 7 jours. Comme n'importe quel blocage.

Le tour de main

  • Un tiers muet reste notre problème face au client. On annonce, on ne se cache pas derrière lui.
  • Aucune attente de prestataire ne justifie une intervention de week-end. Ça se traite en semaine ou ça attend lundi.
  • 7 jours sans réponse d'un tiers, c'est déjà le seuil de détection des tickets en attente : au-delà, ça remonte.

C'est prêt quand

  • La dépendance est écrite dans le dossier avec contact et date attendue
  • Le tiers est relancé à date, avant que le client s'en inquiète
  • Le client sait ce qui dépend de nous et ce qui n'en dépend pas
  • Tout tiers sans réponse à 7 jours est remonté
En cuisineCelui qui porte le dossier relance · Osman arbitre quand le tiers ne répond plus
MinuteurDépendance écrite dès qu'elle existe · relance d'un tiers sans réponse à 7 j · jamais d'intervention de week-end pour un prestataire
Fiches liées16 · La vie d'une commande — 13 · Les bombes à retardement — 22 · L'astreinte
22
Le coup de feuNouveau

L'astreinte

L'astreinte n'existe que cadrée, payée et tournante. Tant qu'elle ne l'est pas, ce sont les week-ends d'un dirigeant qui la financent.

QuandLa fermeture du vendredi soir et les jours fériés.

La mise en place

  • Un nom sur le calendrier, connu à l'avance : une seule personne, jamais « celui qui répondra »
  • Le périmètre écrit de ce qui justifie un appel hors heures : un incident critique au sens du process 14, rien d'autre
  • La rémunération et le périmètre exact tranchés (à trancher, bloquant : tant que ce n'est pas fait, la règle ne tient pas)

La recette

  1. Poser un nom sur le calendrier, à l'avance. Une seule personne d'astreinte, jamais « celui qui répondra ».
  2. Écrire le périmètre de ce qui justifie un appel hors heures. Un incident critique au sens du process 14, et rien d'autre.
  3. Refuser tout ce qui n'entre pas dans le périmètre. Même si le client appelle, même si c'est faisable en dix minutes.
  4. Renvoyer en semaine ce qui a été signalé en semaine. Un problème de semaine ne devient jamais une urgence de week-end.
  5. Assurer une présence le lendemain d'une migration. Quelqu'un est présent ou d'astreinte.

Le tour de main

  • Un dirigeant qui répond hors périmètre casse l'astreinte des autres. La discipline vaut d'abord pour ceux qui la posent.
  • Rémunération et périmètre exact restent (à trancher), et c'est bloquant : sans ça, le process n'existe pas.
  • Cédric n'est pas dans le tour par défaut. L'astreinte tourne, elle ne repose pas sur une seule personne.

C'est prêt quand

  • Un seul nom est sur le calendrier, connu à l'avance
  • Le périmètre des appels hors heures est écrit (incident critique, process 14)
  • La rémunération et le périmètre exact sont tranchés
  • Le lendemain d'une migration, une présence est assurée
En cuisineTour établi par Osman · Cédric ne fait pas partie du tour par défaut
MinuteurUn nom au calendrier connu à l'avance · présence ou astreinte le lendemain d'une migration · rémunération et périmètre à trancher (bloquant)
Fiches liées14 · L'incident — 21 · Les prestataires tiers — 45 · Les rituels d'équipe
23
Le coup de feuNouveau

L'achat

Entre la commande au fournisseur et le règlement du client, c'est nous qui portons le cash. Trois pièces doivent concorder, commande, réception, facture, sinon l'écart passe et l'argent dort dans un carton.

QuandUn besoin de matériel, qu'il vienne d'une commande client, du parc interne, ou d'un remplacement.

La mise en place

  • Le devis client signé qui déclenche l'achat : l'achat naît du besoin, pas l'inverse
  • La demande écrite envoyée au point d'entrée unique, jamais à une boîte perso ni à un technicien de couloir
  • Le bon aiguillage : petit matériel (écrans, postes, téléphones) à Corentin, serveurs et structurant à Matéo

La recette

  1. Passer la demande d'achat par le point d'entrée unique, à l'écrit. Jamais par la boîte perso d'un commercial ni par un technicien attrapé dans un couloir.
  2. Aiguiller selon le matériel. Petit matériel à Corentin, serveurs et structurant à Matéo (le montant exact de bascule reste à trancher).
  3. Marquer tout achat au-delà de 500 € comme tel, pour qu'il soit suivi.
  4. Constater la réception physiquement. Un accusé de commande n'est pas une réception.
  5. Rapprocher les trois pièces : commandé, reçu, facturé. Tant qu'elles ne concordent pas, l'achat n'est pas terminé.
  6. Ne rien lancer pour un client qui nous doit de l'argent. Un débiteur ne déclenche ni commande ni livraison.

Le tour de main

  • Le rapprochement des trois pièces est ce qui manque aujourd'hui, et c'est lui qui laisse passer les écarts de facturation fournisseur.
  • Neuf achats sur dix repartent en facture client. Le dixième est pour nous, et il se dit à la commande, pas au bilan.
  • Une demande envoyée à quelqu'un plutôt qu'à l'adresse commune finit aux oubliettes. C'est déjà arrivé.

C'est prêt quand

  • La demande d'achat est écrite et passée par le point d'entrée unique
  • Les trois pièces concordent : commandé, reçu, facturé
  • La réception a été constatée physiquement
  • Aucun achat n'est parti pour un client débiteur
En cuisineCorentin sur les achats courants · Matéo sur le matériel structurant (serveurs)
MinuteurAchat au-delà de 500 € marqué comme tel · montant de bascule vers Matéo à trancher · paiement fournisseur 30 j · marge matériel 10 à 15 %
Fiches liées16 · La vie d'une commande — 24 · Le stock — 35 · Livré, donc facturable
24
Le coup de feuNouveau

Le stock

Le stock, c'est de l'argent qui dort sur une étagère. Ce qui entre et sort se note ; ce qui traîne sans affectation reçoit une décision, jamais un coin de carton.

QuandToute entrée ou sortie de matériel, et l'inventaire annuel.

La mise en place

  • Un registre où noter chaque entrée et chaque sortie
  • Les trois zones définies : consommables, matériel client, stock dormant
  • Une méthode de valorisation écrite pour l'inventaire (à trancher : elle n'existe pas aujourd'hui)

La recette

  1. Noter chaque entrée et chaque sortie de matériel. Rien ne bouge sans trace.
  2. Trancher le sort de tout ce qui reste sans affectation : réutiliser, vendre, ou renvoyer au fournisseur. Une décision, pas un carton dans un coin.
  3. Ouvrir un dossier daté pour chaque retour en garantie. Il ne vit pas sur un bureau.
  4. Faire l'inventaire au moins une fois par an, avec une méthode de valorisation écrite.

Le tour de main

  • Aucun matériel ne reste sans affectation plus d'un mois. Au-delà, c'est du cash immobilisé pour rien.
  • Un retour en garantie est un dossier comme un autre : une date, un suivi, pas une station d'accueil qui dort deux semaines sur un bureau.
  • La méthode de valorisation du stock reste (à trancher) : sans elle, on ne sait pas ce que pèse l'étagère.

C'est prêt quand

  • Chaque entrée et sortie est notée
  • Aucun matériel n'est sans affectation depuis plus d'un mois
  • Chaque retour en garantie est un dossier daté
  • L'inventaire annuel est fait avec une valorisation écrite
En cuisineCindy, sur le stock et la logistique
MinuteurUn inventaire par an minimum (méthode de valorisation à trancher) · aucun matériel sans affectation au-delà d'un mois
Fiches liées23 · L'achat — 25 · Le matériel de prêt — 26 · Le kit prêt à partir
25
Le coup de feuÉcrit, pas appliqué

Le matériel de prêt

Un serveur de prêt immobilisé cinq mois est un actif transformé en dette. La date de retour se fixe à la sortie, pas quand on s'aperçoit qu'il manque.

QuandLa sortie d'un matériel de prêt.

La mise en place

  • Le registre du matériel de prêt, tenu à jour
  • Une date de retour décidée avant que le matériel sorte

La recette

  1. Fixer la date de retour à la sortie. Aucune sortie sans date de retour, décidée avant que le matériel quitte le local.
  2. Noter au registre qui emporte quoi. Le matériel, l'emprunteur, la date de sortie.
  3. Inscrire la date de retour prévue en face. C'est elle qui rend le prêt suivable.
  4. Relire le registre au rituel dirigeant dès qu'un retour est dépassé. Un prêt en retard est un actif qui glisse vers la dette.

Le tour de main

  • La règle existe déjà, c'est le registre qui manque. Sans registre, la date de retour n'est vérifiable par personne.
  • Une date de retour posée à la sortie évite le prêt qui dort cinq mois et qu'on croyait rentré.

C'est prêt quand

  • Aucune sortie de prêt sans date de retour
  • La sortie est inscrite au registre
  • La date de retour prévue figure en face
  • Les dépassements sont relus au rituel dirigeant
En cuisineCindy, sur le stock et la logistique
MinuteurDate de retour fixée à la sortie · registre relu au rituel dirigeant si dépassement
Fiches liées24 · Le stock — 26 · Le kit prêt à partir — 45 · Les rituels d'équipe
26
Le coup de feuNouveau

Le kit prêt à partir

Chercher un câble au moment de partir, c'est perdre une heure avant d'être en route. Une valise complète par véhicule, reconstituée à chaque retour : la préparation ne se fait pas en mode pompier.

QuandToute intervention sur site.

La mise en place

  • Une valise complète et autonome par véhicule, jamais des caisses mutualisées qu'on se dispute
  • De quoi remplacer un accès, un routeur, une borne, avec les câbles qui vont avec
  • Un endroit unique et fixe où le kit est rangé

La recette

  1. Garder le matériel de dépannage courant prêt en permanence, rangé au même endroit. De quoi remplacer un accès, un routeur, une borne, et les câbles.
  2. Prendre dans la valise et noter ce qu'on a pris. Pas de ponction silencieuse.
  3. Remettre le kit en état au retour de l'intervention. La reconstitution fait partie de l'intervention, pas de la semaine suivante.
  4. Vérifier que la valise est complète avant de la ranger. Un kit entamé et non reconstitué est un kit qui n'existe pas.

Le tour de main

  • Une valise par véhicule, autonome. Les caisses mutualisées qu'on se dispute font perdre le temps qu'on croyait gagner.
  • La reconstitution appartient à l'intervention en cours. Reportée à plus tard, elle ne se fait jamais.
  • Le chantier « Sac d'interventions » fournit le matériel ; ce qui manque, c'est la règle de reconstitution.

C'est prêt quand

  • Chaque véhicule a sa valise complète et autonome
  • Ce qui est pris dans le kit est noté
  • Le kit est reconstitué au retour, avant de ranger la valise
  • Aucune caisse mutualisée ne remplace les valises par véhicule
En cuisineMatéo constitue les valises · Cindy le réassort · l'intervenant la remise en état au retour
MinuteurUne valise complète et autonome par véhicule · kit vérifié et reconstitué au retour de chaque intervention
Fiches liées20 · L'intervention sur site — 24 · Le stock — 25 · Le matériel de prêt
27
Le coup de feuNouveau

L'arrivée d'un utilisateur chez un client

Créer un compte sans déclencher sa ligne de facturation, c'est offrir la licence. Le geste le plus fréquent du métier mérite d'être fait pareil à chaque fois.

QuandLe client annonce l'arrivée d'une personne. À défaut, quand on découvre un compte créé sans nous.

La mise en place

  • La demande écrite arrivée par le point d'entrée unique : qui, quand, quel poste, quels besoins
  • Le rôle cible et la liste des accès qu'il exige, rien de plus
  • Une licence disponible, ou la commande à passer si le stock est vide

La recette

  1. Recevoir la demande par le ticket. Jamais par SMS ni par un mot glissé au technicien qui passe. Si elle arrive autrement, on la fait rentrer dans le ticket avant de bouger.
  2. Créer le compte et attribuer la licence dans le même geste. Le mouvement de licence s'enregistre le jour de la création, pas à la revue du 25.
  3. Ouvrir les accès du rôle, et rien de plus. Moindre privilège, comme pour nos propres collaborateurs.
  4. Activer la double authentification. Pas d'exception « on verra plus tard ».
  5. Préparer le poste conforme aux minimums : propre, mot de passe tapable, installation documentée.
  6. Ouvrir la téléphonie si le poste en a une.

Le tour de main

  • La licence part en même temps que le compte. C'est l'étape qu'on oublie, et c'est elle qui creuse la marge.
  • Le moindre privilège n'est pas une punition : c'est ce qui fait qu'un compte compromis ne compromet pas tout le reste.
  • On demande au client de prévenir 5 jours ouvrés avant. Sans ça, on prépare dans l'urgence et on livre à moitié.

C'est prêt quand

  • Le compte existe et la licence est enregistrée
  • Les accès sont ceux du rôle, ni plus ni moins
  • La double authentification est active
  • Le poste est prêt la veille de l'arrivée, pas le matin même
En cuisineLe support prend la demande · Corentin porte la licence et la refacturation
MinuteurPrévenance client 5 j ouvrés (à trancher) · poste prêt la veille · licence enregistrée le jour de la création
Fiches liées28 · Départ d'un utilisateur — 39 · Le contrôle des licences — 29 · Les minimums de livraison
28
Le coup de feuNouveau

Le départ d'un utilisateur chez un client

Un compte laissé ouvert après un départ, c'est une porte restée ouverte chez le client et une licence qu'on paye dans le vide. On coupe d'abord, on range ensuite.

QuandLe client annonce un départ. À défaut, la revue mensuelle des licences le débusque.

La mise en place

  • La date de départ confirmée par le client
  • La liste des accès et des applications de la personne
  • La décision du client sur le sort de la boîte mail et des fichiers
  • Le drapeau compte à privilèges ou non, pour prévenir Théo

La recette

  1. Désactiver le compte et invalider les sessions le jour du départ. Sans attendre la fin du mois ni la fin du préavis.
  2. Couper sans délai si c'est un compte à privilèges. Et prévenir Théo dans le même geste.
  3. Traiter la donnée du partant selon ce que le client décide. Boîte mail et fichiers : rien ne s'efface sans instruction.
  4. Récupérer ou réaffecter le poste.
  5. Retirer les accès aux applications métier et libérer la téléphonie.
  6. Libérer la licence avant le dernier jour du mois. Passé cette date, le client paye un mois de plus.

Le tour de main

  • La coupure passe avant tout le reste. Le ménage peut attendre, la sécurité non.
  • La licence oubliée est une fantôme qu'on paye ou qu'on facture pour rien : c'est la vraie source de la fuite.
  • Un compte à privilèges ne connaît pas le délai : coupure immédiate.

C'est prêt quand

  • Le compte est désactivé et les sessions invalidées, le jour du départ
  • La donnée du partant est traitée selon la décision du client
  • Le poste, les accès métier et la téléphonie sont libérés
  • La licence est libérée avant le dernier jour du mois
En cuisineLe support exécute la coupure · Corentin porte le mouvement de licence · Théo informé si compte à privilèges
MinuteurCompte désactivé le jour du départ · licence libérée avant le dernier jour du mois · compte à privilèges coupé sans délai
Fiches liées27 · Arrivée d'un utilisateur — 39 · Le contrôle des licences — 43 · Le départ d'un collaborateur
29
Le passÉcrit, pas appliqué

Les minimums de livraison

On ajuste nos méthodes, jamais nos exigences. Le perfectionnisme baisse sur la forme, jamais sous le minimum.

QuandToute livraison chez un client.

La mise en place

  • Le poste nettoyé de tout ce qui n'a rien à y faire
  • Le mot de passe défini, simple à taper
  • La doc d'installation prête à s'écrire au fil du montage

La recette

  1. Livrer un poste propre. Rien qui traîne, rien d'installé au hasard.
  2. Poser un mot de passe tapable. Pas une suite d'obstacles pour l'utilisateur.
  3. Documenter l'installation. Ce qui a été fait, où, comment, pendant qu'on le fait.
  4. Retenir tout ce qui est sous le minimum. Sous pression de délai comme autrement, ça ne sort pas.

Le tour de main

  • Le délai ne rachète jamais un livrable sous le minimum. On ajuste la méthode, pas l'exigence.
  • « Propre, tapable, documenté » n'est pas un idéal, c'est le plancher.

C'est prêt quand

  • Le poste est propre
  • Le mot de passe est tapable
  • L'installation est documentée
  • Rien n'est sorti sous les minimums
En cuisineLa production livre · Osman garant
MinuteurAucun livrable sous les minimums, sans exception de délai
Fiches liées31 · Le compte rendu conditionne la clôture — 35 · Livré, donc facturable — 27 · Arrivée d'un utilisateur
31
Le passÉcrit, pas appliqué

Le compte rendu conditionne la clôture

Une intervention sans compte rendu n'a pas eu lieu. C'est la seule chose qui reste quand la personne part.

QuandLa fin de toute intervention ou commande.

La mise en place

  • Le ticket encore ouvert, prêt à recevoir le CR
  • Ce qui a été fait, constaté, laissé en suspens, encore frais en tête
  • La documentation de la commande à finir avant de clôturer

La recette

  1. Écrire le compte rendu avant de passer le ticket en terminé. Le CR d'abord, la clôture ensuite.
  2. Dire ce qui a été fait, ce qui a été constaté, ce qui reste.
  3. Finir la documentation avant de clôturer une commande. Une commande sans doc finie n'est pas close.
  4. Passer le ticket en terminé une fois le CR posé.

Le tour de main

  • Un ticket terminé sans CR se fait déjà repérer par la détection des bombes (13). Autant l'écrire du premier coup.
  • Le CR n'est pas pour soi, c'est pour celui qui reprendra le dossier quand on ne sera plus là.

C'est prêt quand

  • Le compte rendu est écrit
  • La documentation de la commande est faite
  • Le ticket ne passe en terminé qu'après le CR
En cuisineCelui qui intervient écrit le CR · Corentin contrôle sur les commandes
MinuteurCR écrit avant le passage en terminé · zéro ticket clos sans compte rendu
Fiches liées29 · Les minimums de livraison — 20 · L'intervention sur site — 13 · Les bombes à retardement
32
La caisseÉcrit, pas appliqué

MCO ou hors MCO, la question se pose à chaque fois

M:armites n'est pas une ONG de l'informatique. Dix petits trucs rapides font un projet entier qu'on n'a jamais facturé.

QuandToute demande client, avant de lever le petit doigt.

La mise en place

  • La demande telle que le client l'a formulée
  • La question tranchée : maintenir l'existant ou construire du neuf
  • Le compteur du fair use du client sous les yeux

La recette

  1. Se poser la question à chaque demande : MCO ou hors MCO ? Jamais par habitude, à chaque fois.
  2. Laisser passer le maintien en condition opérationnelle. C'est couvert.
  3. Sortir du MCO tout ce qui construit, migre, installe ou transforme. Ça se devise avant de commencer.
  4. Trancher hors MCO dans le doute, et demander validation. Le doute penche vers le devis, pas vers le cadeau.

Le tour de main

  • Fair use : 30 min par utilisateur et par mois. Au-delà de 45 min sur un trimestre glissant, on révise.
  • Tout équipement livré porte au minimum 1 h de mise en service chiffrée (seuil à trancher).
  • Complet sur le papier et fuit en pratique : la vigilance à chaque demande est le vrai geste.

C'est prêt quand

  • La demande a été qualifiée MCO ou hors MCO
  • Tout ce qui est hors MCO est devisé avant de commencer
  • En cas de doute, la validation a été demandée
En cuisineChaque technicien et Corentin identifient · Corentin ou Matéo chiffrent · Osman ou Cédric arbitrent
MinuteurFair use 30 min par utilisateur et par mois · révision au-delà de 45 min sur un trimestre glissant · minimum 1 h de mise en service par équipement (à trancher)
Fiches liées33 · Rien ne commence sans devis validé — 34 · La facturation client — 35 · Livré, donc facturable
34
La caisseNouveau

La facturation client

Facturer en retard, c'est prêter de l'argent gratuitement à quelqu'un qui n'a rien demandé.

QuandLa fin de la prestation. Pour le récurrent, l'échéance mensuelle.

La mise en place

  • La commande clôturée ou l'échéance qui tombe
  • La nature de la ligne : récurrent, ponctuel ou abonnement annuel

La recette

  1. Envoyer le récurrent à date fixe. Toujours le même jour, sans y penser.
  2. Facturer le ponctuel à la clôture de la commande. Pas à la fin du mois suivant.
  3. Émettre une facture dédiée pour un abonnement annuel.
  4. Faire remonter à la revue mensuelle toute prestation terminée et non facturée.

Le tour de main

  • La facturation à l'heure vise plus de 98 %, deux écarts par mois au maximum.
  • Le ponctuel qui attend « la fin du mois prochain » est déjà en retard.

C'est prêt quand

  • Le récurrent est parti à sa date
  • Le ponctuel est facturé à la clôture
  • Aucune prestation terminée n'est restée sans facture
En cuisineCédric responsable · Corentin et Cindy à l'exécution
MinuteurRécurrent à date fixe · ponctuel facturé à la clôture · facturation à l'heure > 98 % · deux écarts par mois maximum
Fiches liées35 · Livré, donc facturable — 32 · MCO ou hors MCO — 36 · Le mois comptable
35
La caisseNouveau

Livré, donc facturable

Une prestation livrée et non facturée est un cadeau que personne n'a décidé de faire. Livré vaut facturable, point.

QuandLe passage d'une commande en livraison. Et la revue mensuelle, en filet.

La mise en place

  • La commande qui passe en livraison
  • Le devis de la prestation, même pour une arrivée de quinze minutes

La recette

  1. Déclencher la facturation au passage en livraison. Le passage déclenche, il ne suggère pas.
  2. Faire remonter automatiquement tout livré non facturé au-delà du délai. Comme un ticket qui dort.
  3. Facturer même les petites choses. Une arrivée utilisateur de quinze minutes se facture, un départ se devise.
  4. Vérifier en revue mensuelle qu'aucune arrivée ou départ n'est sorti sans devis.

Le tour de main

  • Alerte dès 10 jours entre la livraison et la facture.
  • Un client qui découvre 2 000 € de prestations six mois plus tard a raison de le prendre mal.
  • Dix petits trucs rapides font un projet non facturé : c'est la fuite structurelle à colmater.

C'est prêt quand

  • Le passage en livraison a déclenché la facturation
  • Aucun livré non facturé ne dépasse le délai sans alerte
  • Zéro arrivée ou départ utilisateur sans devis
En cuisineCorentin · Cédric responsable de la ligne
MinuteurLe passage en livraison déclenche la facturation · alerte à partir de 10 jours entre livraison et facture · zéro arrivée ou départ utilisateur non devisé
Fiches liées34 · La facturation client — 32 · MCO ou hors MCO — 27 · Arrivée d'un utilisateur
36
La caisseNouveau

Le mois comptable

Une compta en retard fait piloter dans le rétroviseur : elle raconte un passé qu'on ne peut plus corriger.

QuandLa fin de chaque mois.

La mise en place

  • Les encaissements du mois prêts à être lettrés
  • Les factures fournisseurs du mois, récupérées à date
  • L'interlocuteur unique du cabinet comptable identifié

La recette

  1. Lettrer les encaissements avant le 30. Sans lettrage, toute relance est un coup de poker.
  2. Sortir les deux indicateurs, et seulement eux : le niveau du poste clients et le délai moyen de paiement. Le reste est du confort.
  3. Récupérer les factures fournisseurs manquantes à date. Pas six mois plus tard pendant un bilan.
  4. Passer par un seul interlocuteur pour le cabinet comptable.

Le tour de main

  • Délai de paiement client visé : 45 jours, 30 en cible longue.
  • Deux échéances externes s'imposent : la réception des factures électroniques devient obligatoire en septembre 2026, leur émission un an plus tard.
  • Deux indicateurs, pas dix : le reste noie le pilotage.

C'est prêt quand

  • Le lettrage est fait avant le 30
  • Le poste clients et le délai moyen de paiement sont sortis
  • Les factures fournisseurs du mois sont récupérées
En cuisineSandrine GALOUX-DAENEN (DAF) porte le mois et le cabinet comptable · Cindy sur remises et encaissements · Corentin sur facturation et relances
MinuteurLettrage avant le 30 · deux indicateurs en fin de mois · délai de paiement client visé 45 jours (30 en cible longue)
Fiches liées37 · L'affacturage — 38 · Le recouvrement — 34 · La facturation client
37
La caisseAppliqué

L'affacturage

Le factor avance l'argent que les clients nous doivent. La mécanique ne pardonne pas l'à-peu-près : ce qui n'est pas remis n'est pas avancé.

QuandLes remises, deux fois par mois.

La mise en place

  • Les factures à remettre, prêtes pour le 15 et le 30
  • Le relevé du factor en regard de notre comptabilité
  • L'état des factures remises et la liste des encaissements pour le comptable

La recette

  1. Envoyer les remises le 15 et le 30. Ce qui n'est pas remis n'est pas avancé.
  2. Transmettre au comptable les états de factures remises et les listes d'encaissements. Sans attendre qu'on les réclame.
  3. Rapprocher à chaque relevé ce que le factor a encaissé et ce que dit notre comptabilité. Un écart non traité devient une facture qu'on croit payée.
  4. Suivre la TVA au moment où le client paye le factor. Elle devient exigible à cette date, pas à la date de la facture.

Le tour de main

  • Un écart non rapproché fait relancer un client qui a déjà réglé.
  • Le décalage de TVA se suit, sinon il se paye.

C'est prêt quand

  • Les remises sont parties le 15 et le 30
  • Le comptable a reçu les états et les listes d'encaissements
  • Le rapprochement est fait sur le dernier relevé
  • La TVA est calée sur la date de paiement au factor
En cuisineCindy sur les remises et l'outil du factor · Sandrine sur le rapprochement et la transmission au comptable
MinuteurRemises le 15 et le 30 · rapprochement à chaque relevé, sans exception
Fiches liées36 · Le mois comptable — 38 · Le recouvrement — 34 · La facturation client
38
La caisseÀ trancher

Le recouvrement

Un impayé qui vieillit ne se bonifie pas. Plus on attend, moins on récupère.

QuandLe dépassement d'échéance.

La mise en place

  • L'échéance dépassée repérée dès qu'elle tombe
  • L'historique du client : ce qui est dû, depuis quand

La recette

  1. Repérer le dépassement d'échéance dès qu'il tombe. Un impayé ne se remarque pas tout seul.
  2. Relancer à date, sans attendre le trimestre. La première relance part vite.
  3. Suivre le compte au seuil rouge (45 ou 60 jours, à trancher). Deux chiffres coexistent, un seul doit survivre.
  4. Faire remonter le sujet au rituel dirigeant tant qu'il n'est pas réglé. Il ne quitte pas l'ordre du jour avant le paiement.

Le tour de main

  • Deux seuils rouges se contredisent aujourd'hui : 45 jours au rituel dirigeant, 60 dans les bonnes pratiques. Tant que ce n'est pas tranché, la règle boite.
  • Attendre le trimestre pour relancer, c'est laisser l'impayé vieillir pour rien.

C'est prêt quand

  • Le dépassement a déclenché une relance à date
  • Le seuil rouge est tranché et appliqué (45 ou 60 jours)
  • L'impayé reste au rituel dirigeant jusqu'au règlement
En cuisineCindy · Cédric garant
MinuteurRelance à date, sans attendre le trimestre · seuil rouge 45 ou 60 jours (à trancher)
Fiches liées36 · Le mois comptable — 37 · L'affacturage — 48 · La watchlist rouge
39
La caisseÉcrit, pas appliqué

Le contrôle des licences

Une licence qu'on paye pour un salarié déjà parti est une fuite qui ne fait aucun bruit.

QuandTout mouvement d'effectif chez un client, une arrivée ou un départ. Et la revue mensuelle.

La mise en place

  • La liste des mouvements d'effectif du mois chez chaque client
  • Le périmètre : segments A et B
  • L'état des licences en regard des comptes actifs

La recette

  1. Déclencher un mouvement de licence à chaque entrée ou sortie. Aucune n'échappe.
  2. Passer la revue le 25 de chaque mois. Date fixe.
  3. Répercuter toute réduction d'effectif avant le dernier jour du mois. Sinon on paye un mois de plus.
  4. Tenir le périmètre sur les segments A et B.

Le tour de main

  • Le 25 n'est pas indicatif : c'est la date qui laisse le temps de couper avant la fin du mois.
  • Ce process est l'aval de l'arrivée (27) et du départ (28) : sans eux, la revue court après des mouvements qu'elle n'a jamais vus.
  • Écrit le 08/07/2026, l'outil n'existe pas encore : la revue se tient à la main en attendant.

C'est prêt quand

  • Chaque entrée ou sortie a déclenché un mouvement de licence
  • La revue du 25 est passée
  • Les baisses d'effectif sont répercutées avant le dernier jour du mois
En cuisineCorentin pilote · Osman exécute les désinstallations · Matéo arbitre la refacturation
MinuteurRevue le 25 de chaque mois · mouvement en baisse traité avant le dernier jour du mois · périmètre segments A et B
Fiches liées27 · Arrivée d'un utilisateur — 28 · Départ d'un utilisateur — 36 · Le mois comptable
40
La brigadeNouveau

Le recrutement

Recruter trop tard et recruter sans savoir quoi confier à la personne coûtent le même prix. On ouvre le poste avant que le feu prenne, pas pendant.

QuandUn palier de croissance, un départ, ou une charge qui déborde depuis deux mois.

La mise en place

  • Le besoin écrit : quelles activités, quel pôle, quel manager, quel budget
  • Un pipeline déjà ouvert, alimenté en continu, jamais monté dans l'urgence
  • Le palier de croissance en tête : 15, 20 et 25 personnes changent l'organisation

La recette

  1. Écrire le besoin avant de publier. Activités, pôle, manager, budget. Aucune de ces quatre lignes ne manque.
  2. Piocher dans le pipeline déjà ouvert. Le vivier reste chaud en permanence, on ne part pas de zéro le jour où ça déborde.
  3. Décider à deux. Osman porte le recrutement, Cédric valide les chiffres.
  4. Trancher la période d'essai tôt. Si ça ne colle pas, on coupe à la première période, sans attendre la seconde.
  5. Passer le pipeline en revue chaque mois. Un vivier qu'on ne regarde pas se referme.

Le tour de main

  • Anticiper et savoir quoi confier à la personne pèsent le même poids. Rater l'un des deux revient au même échec.
  • Un recrutement dans l'urgence se paye deux fois. Le pipeline ouvert évite le pari.
  • Passé 15, 20 ou 25 personnes, l'organisation change de forme. Le palier se voit venir, il ne se subit pas.

C'est prêt quand

  • Le besoin est écrit : activités, pôle, manager, budget
  • Le candidat vient du pipeline, pas d'une annonce passée dans la panique
  • La décision est prise à deux, chiffres validés par Cédric
  • La période d'essai a une date de verdict, pas un « on verra »
En cuisineOsman recrute · Cédric co-décide sur les chiffres
MinuteurRevue du pipeline chaque mois · paliers de réorganisation à 15, 20 et 25 personnes
Fiches liées41 · L'arrivée d'un collaborateur — 43 · Le départ d'un collaborateur — 19 · La capacité de production
41
La brigadeAppliqué

L'arrivée d'un collaborateur

Les premiers jours décident de tout le reste. On ouvre le minimum d'accès dès le premier jour, jamais plus.

QuandLa signature du contrat, pas le premier jour.

La mise en place

  • Le profil du poste : technicien N1 ou rôle de coordination, chacun a sa trame
  • La checklist prête, de J-5 à J-1, déclenchée dès la signature
  • Un référent technique nommé, en plus du manager direct
  • Les accès du rôle cadrés au moindre privilège avant le jour J

La recette

  1. Lancer la checklist dès la signature. De J-5 à J-1 pour un N1, via `/m-onboarding`. Poste, comptes et accès prêts avant que la personne arrive.
  2. Ouvrir le minimum d'accès. Moindre privilège : ce que le rôle exige, rien de plus. Un accès s'ajoute plus tard, il ne se retire pas.
  3. Nommer un référent technique. Le manager direct porte l'arrivée, le référent répond au quotidien.
  4. Dérouler le jour J puis la semaine 1. Poste opérationnel, premiers gestes accompagnés.
  5. Tenir le point à 30 jours. Obligatoire. C'est là qu'on valide que ça prend ou qu'on ajuste.

Le tour de main

  • Pour un N1, la trame est la checklist J-5 à J+30. Pour un rôle de coordination, ce sont trois phases à jalons (observer, coordonner, anticiper), chacune validée avant la suivante.
  • Une prise de poste en coordination réussit quand la personne a piloté au moins 3 projets et que le système tient pendant 2 semaines de son absence.
  • Le moindre privilège au premier jour évite la fouille des droits six mois plus tard.

C'est prêt quand

  • La checklist a tourné de J-5 à J-1, poste et comptes prêts
  • Les accès ouverts sont ceux du rôle, ni plus ni moins
  • Un référent technique est nommé, en plus du manager
  • Le point à 30 jours est tenu et tracé
En cuisineLe manager direct (Osman pour la production) · un référent technique nommé
MinuteurChecklist de J-5 à J-1 · point à 30 jours obligatoire · prise de poste en coordination entre 7 et 13 semaines
Fiches liées40 · Le recrutement — 43 · Le départ d'un collaborateur — 42 · Le quotidien RH
42
La brigadeNouveau

Le quotidien RH

Congés, notes de frais, kilomètres : des petites choses qui, mal tenues, occupent le dernier jour du mois de tout le monde. Ce qui se traite au fil de l'eau ne coûte rien, ce qui s'accumule coûte une journée et une mauvaise humeur.

QuandLa demande, la dépense ou le déplacement, au moment où ça arrive.

La mise en place

  • L'outil de saisie ouvert (notes de frais, congés)
  • Le cadre télétravail écrit sous la main
  • Le matériel du poste fourni : personne n'utilise le sien

La recette

  1. Saisir la note de frais dans la semaine. Pas le dernier jour du mois, de mémoire.
  2. Demander un congé avec du délai. Assez tôt pour que l'équipe s'organise.
  3. Suivre le cadre télétravail. Prévenance de quinze jours, conditions de travail équivalentes au bureau.
  4. Tenir le point annuel de chacun. Formalisé, ni entretien de crise ni conversation de couloir.

Le tour de main

  • Personne n'utilise son matériel personnel pour le travail, ni son téléphone ni son numéro. Ce qu'il faut au poste est fourni.
  • Le fil de l'eau vaut mieux que le rattrapage : dix minutes cette semaine évitent une journée le 30.

C'est prêt quand

  • Les notes de frais sont saisies dans la semaine
  • Les congés sont demandés avec un délai qui permet de s'organiser
  • Le télétravail respecte la prévenance de 15 jours
  • Chaque personne a eu son point annuel dans l'année
En cuisineOsman sur les demandes et les points annuels · Cindy sur l'administratif · appui de la prestataire RH sur le cadre
MinuteurNotes de frais saisies dans la semaine · télétravail : prévenance de 15 jours · un point annuel par personne
Fiches liées41 · L'arrivée d'un collaborateur — 43 · Le départ d'un collaborateur — 2 · Le temps se saisit le jour même
43
La brigadeNouveau

Le départ d'un collaborateur

Deux N2 partis à trois mois d'écart sans transition ni documentation. Ce qu'une personne détient seule se documente avant qu'elle parte, pas après.

QuandL'annonce du départ, quel qu'en soit le motif.

La mise en place

  • La liste de ce que la personne détient seule : systèmes, accès, savoirs sans doublure
  • L'inventaire de ses accès, techniques et administratifs, avec leur date de coupure
  • Les dossiers en cours qu'elle porte, prêts à changer de nom

La recette

  1. Documenter d'abord ce qu'elle détient seule. Avant tout le reste. Toute perte de savoir à ce moment est une perte pour la maison.
  2. Lister les accès et fixer leur date de coupure. Via `/m-offboarding`. Techniques côté Théo, administratifs côté Cindy.
  3. Réattribuer les dossiers en cours. Ils changent de nom, pas de pile. Chaque dossier repart avec un responsable.
  4. Couper les accès à date. Ni avant, ni « on verra la semaine prochaine ». À la date fixée.
  5. Vérifier la doublure sur chaque sujet critique. Zéro sujet critique porté par une seule personne au dernier jour.

Le tour de main

  • On documente avant de couper. L'ordre compte : ce qui part avec la personne ne se rattrape pas.
  • Le bus factor 2 s'applique au pire moment. Un sujet critique sans doublure au dernier jour est un incident programmé.
  • Un dossier orphelin le jour du départ n'est pas un transfert vers Cédric, c'est un trou à combler tout de suite.

C'est prêt quand

  • Ce que la personne détenait seule est documenté
  • Tous les accès sont listés avec une date de coupure
  • Les dossiers en cours ont un nouveau responsable nommé
  • Aucun sujet critique n'est porté par une seule personne au dernier jour
En cuisineOsman · Théo sur les accès techniques · Cindy sur l'administratif
MinuteurCe que la personne détient seule documenté en premier · accès coupés à date · zéro sujet critique sans doublure au dernier jour
Fiches liées41 · L'arrivée d'un collaborateur — 40 · Le recrutement — 01 · Tout passe par l'écrit
45
La brigadeAppliqué

Les rituels d'équipe

Un rituel sans cadre devient une réunion, et une réunion sans décision est du temps volé. Chaque rituel sort avec une décision, un owner et une date, ou il a échoué.

QuandLe calendrier : le rituel dirigeant chaque semaine, le lunch chaque mois, le CODIR chaque semaine.

La mise en place

  • L'ordre du jour du rituel, court et cadré
  • Les indicateurs à jour avant d'entrer (cinq pour le dirigeant, trois pour le lunch)
  • La règle en tête : on sort avec une décision, pas avec « on voit »

La recette

  1. Rituel dirigeant, chaque semaine, 15 minutes. Statut global, cinq indicateurs, santé du support. Deux indicateurs rouges déclenchent une revue de 30 minutes.
  2. Trancher, jamais reporter. Interdits : « on voit », « en cours », « on attend ». Chaque point sort avec un owner, une décision et une date de retour au vert.
  3. Lunch brigade, chaque mois, le premier vendredi, une heure. Actualité RH, actualité clients, trois indicateurs, questions. Les questions sans réponse sont traitées sous une semaine.
  4. CODIR, chaque semaine, une décision par réunion.

Le tour de main

  • S'il manque un owner, une décision ou une date de retour au vert, le rituel a échoué. Ce n'est pas la réunion qui compte, c'est ce qui en sort.
  • Le lunch se saute vite quand l'agenda charge : deux éditions ont sauté en 2026. Le protéger, c'est protéger le lien de l'équipe.

C'est prêt quand

  • Le rituel a tenu son minuteur (15 min dirigeant, 1 h lunch)
  • Chaque point est sorti avec un owner et une date
  • Aucun « on voit », « en cours » ou « on attend » n'est resté sans décision
  • Les questions du lunch ont une réponse sous une semaine
En cuisineCédric et Osman sur le rituel dirigeant · Cédric anime le lunch · Osman prend RH et clients
MinuteurDirigeant 15 min (revue 30 min si 2 rouges) · lunch 1 h, premier vendredi du mois · CODIR hebdo, une décision par réunion
Fiches liées17 · Le rituel commandes — 12 · La prise de poste support — 5 · Pas de tâche orpheline
46
Le service d'aprèsNouveau

Ce que le client pense de nous

On mesure nos délais, nos tickets, nos sauvegardes, et jamais la seule chose qui décide s'il reste : ce qu'il ressent. On a perdu des clients sans le moindre signal en amont.

QuandLa clôture d'un ticket, et la revue trimestrielle.

La mise en place

  • Le ticket clos, prêt à déclencher la question
  • Un canal simple pour répondre en un geste, pas un questionnaire de dix pages

La recette

  1. Poser une question, une seule, à la clôture. Est-ce que c'est réglé, et est-ce que ça s'est bien passé.
  2. Faire remonter tout retour négatif au responsable du client. Dans la journée, pas en fin de mois.
  3. Rappeler, par un humain. Un mauvais retour n'est pas une statistique, c'est un rappel à passer.
  4. Verser ce qui remonte dans la revue trimestrielle et la watchlist.

Le tour de main

  • Un questionnaire long ne se remplit pas. Une seule question à la clôture, oui.
  • Le mécontentement se capte avant le départ, ou il se découvre le jour où le client part. On a déjà connu le second.

C'est prêt quand

  • La question est posée à la clôture de chaque ticket
  • Tout retour négatif est remonté au responsable dans la journée
  • Un humain a rappelé le client mécontent sous 24 h
En cuisineOsman sur le traitement des retours · Corentin sur le suivi par client
MinuteurTout retour négatif traité sous 24 h par un humain qui appelle
Fiches liées47 · La revue client trimestrielle — 48 · La watchlist rouge — 31 · Le compte rendu
47
Le service d'aprèsÉcrit, pas appliqué

La revue client trimestrielle

Sans revue régulière, la dégradation d'un client reste invisible jusqu'à la crise. La revue est le moment où il dit ce qu'il ne mettra jamais dans un ticket.

QuandChaque trimestre, dès le premier trimestre du contrat.

La mise en place

  • La liste des clients de segment A et B, un par un
  • L'historique du trimestre : tickets, incidents, livraisons, retours
  • Les sujets qui coincent et ce qui arrive au trimestre suivant

La recette

  1. Planifier une revue par trimestre et par client A et B. Dès le premier trimestre du contrat, pas au premier signe de tension.
  2. Rassembler l'historique du trimestre. Via `/m-qbr` : ce qui s'est passé, ce qui coince, ce qui vient.
  3. Regarder ensemble, avec le client. En face, pas un rapport envoyé. C'est là qu'il parle.
  4. Noter ce qu'il ne dirait pas dans un ticket. Les signaux faibles de cette conversation valent plus que les indicateurs.
  5. Alimenter la watchlist rouge. Tout signal de tension capté ici bascule vers le process 48.

Le tour de main

  • La revue existe pour capter la dégradation avant la crise. Un client perdu par surprise est une revue qui n'a pas eu lieu.
  • Le trimestriel se tient même quand tout va bien. Surtout quand tout va bien : c'est là qu'on entend les signaux faibles.
  • Le geste est réservé aux segments A et B. Ciblé, pas dilué sur tout le parc.

C'est prêt quand

  • Chaque client A et B a eu sa revue ce trimestre
  • L'historique du trimestre a été passé en revue avec lui
  • Les points de tension sont notés et affectés
  • Ce qui remonte alimente la watchlist rouge
En cuisineOsman responsable · Corentin exécute
MinuteurUn par trimestre et par client de segment A et B · dès le premier trimestre du contrat
Fiches liées46 · Ce que le client pense de nous — 48 · La watchlist rouge — 09 · L'arrivée d'un client
48
Le service d'aprèsAppliqué

La watchlist rouge

Un client en tension ne prend pas un ticket dans la file, il prend une place devant. On ne sort du rouge que sur décision, jamais par oubli.

QuandUn signal de tension, quelle qu'en soit la source.

La mise en place

  • Le signal de tension capté : retour négatif, incident, revue trimestrielle, alerte terrain
  • Le client concerné, à basculer en rouge
  • L'accord Cédric et Osman, qui portent la liste

La recette

  1. Basculer le client en rouge dès le signal. D'où qu'il vienne. Dans le doute, on passe en rouge.
  2. Sortir tous ses tickets de la file normale. Ils se traitent devant, quel que soit leur âge.
  3. Rendre critiques tous ses tickets. Un client rouge fait passer critique tout ce qui le concerne.
  4. Suivre le client en CODIR. La liste rouge se relit là, pas dans un coin.
  5. Sortir du rouge sur décision. Jamais par oubli. Quelqu'un tranche que la tension est retombée.

Le tour de main

  • Le rouge ne s'éteint pas tout seul. Un client reste rouge tant qu'une décision ne l'en sort pas.
  • Tous ses tickets deviennent critiques, même les vieux, même les petits. La priorité suit le client, pas le ticket.
  • Le signal peut venir de n'importe où. On ne filtre pas la source, on réagit.

C'est prêt quand

  • Le client est en rouge dès le signal capté
  • Tous ses tickets sont sortis de la file normale
  • Le client est suivi en CODIR
  • La sortie du rouge est actée par une décision, pas subie
En cuisineCédric et Osman
MinuteurPassage en rouge dès le signal · sortie du rouge sur décision, jamais par oubli
Fiches liées47 · La revue client trimestrielle — 46 · Ce que le client pense de nous — 13 · Les bombes à retardement
49
Le service d'aprèsAppliqué

La sortie client

Gentil, jamais pris pour un con. Le dossier de reprise est un livrable dû, pas une faveur, et une prolongation vaut réengagement.

QuandL'annonce du départ.

La mise en place

  • L'annonce du départ actée, avec la date de sortie
  • Le périmètre du client : accès, licences, télécom, contrats en cours
  • Les outils prêts : `/m-decharge`, `/m-reversibilite`, `/m-coffre-keeper`

La recette

  1. Prendre acte du départ. On acte la date de sortie et on lance les relances à J-15 et J-10.
  2. Émettre la décharge. Via `/m-decharge`. Elle protège la maison et cadre ce qui est rendu.
  3. Produire le dossier de reprise. Via `/m-reversibilite`. Un livrable dû, relu par Cédric, pas une faveur qu'on accorde.
  4. Restituer les accès. Via `/m-coffre-keeper`. Coupure le jour J, ni avant ni après.
  5. Clôturer la facturation. Dernières prestations facturées, récurrent arrêté à la bonne date.
  6. Lancer la portabilité télécom. Environ 21 jours, à déclencher 15 jours avant la sortie.

Le tour de main

  • Une prolongation n'est pas un geste commercial : elle vaut réengagement de 3 mois fermes avec devis signé. Sinon, coupure le jour J.
  • Le dossier de reprise se livre proprement, même quand le client part fâché. C'est la signature de fin.
  • La portabilité télécom prend environ 21 jours. Lancée trop tard, le client se retrouve coupé avant d'avoir migré.

C'est prêt quand

  • Le départ est acté, relances J-15 et J-10 parties
  • Décharge signée et dossier de reprise livré, relu par Cédric
  • Les accès sont coupés le jour J
  • La facturation est close et la portabilité télécom lancée à temps
En cuisineCorentin et Osman · Cédric relit le dossier de reprise
MinuteurRelances à J-15 et J-10 · coupure le jour J · portabilité télécom ~21 j, à lancer 15 j avant
Fiches liées09 · L'arrivée d'un client — 34 · La facturation client — 48 · La watchlist rouge